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Association de peinture et poterie à Cosne sur Loire

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29 août 2016
Dominique

11ème SALON : quelques exposants

Afin de vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques éléments concernant nos invités.

Un invité dont la réputation n’est plus à faire : Alain Gaudebert YONNE

Depuis 1975, Alain Gaudebert a conclu un pacte avec le feu, la terre et l’émail qui l’a amené à devenir une référence en matière de céramique après qu’il eût côtoyé Ivanoff ou Deblander. Il traite et parfois maltraite la matière avec force et malice, l’enduit de potion, magique, si l’on peut dire, avant de la soumettre au feu sacré. Le résultat ? des oeuvres marquantes, riches et mystérieuses qu’on ne se lasse pas de contempler. Son œuvre va d’exposition en exposition faisant de lui une référence pour ceux avec qui qu’il accepte bien volontiers de s’entretenir des mystères de son art.

Un de nos adhérents exposants : Jean Loriol COSNE

Toujours au service des thèmes qui l’inspirent, on a pu apprécier l’an dernier sa belle série sur la musique, Jean Loriol n’hésite pas à adapter les techniques, acrylique, aquarelle… ainsi que les supports qui lui permettront d’aboutir au résultat recherché.
Cette année sera l’occasion de voir quelques-unes de ses nouvelles œuvres respirant le Sud, son atmosphère lumineuse, ses marchés colorés. Pour ce faire la technique utilisée est la technique de céramique à froid sur support bois. Cette peinture apporte un visuel intéressant tant sur l’effet relief que sur celui de la brillance qui rend inutile tout vernissage ultérieur.

Une inspiration venue de Perse : Farzaneh Tafghodi VERRIERES-le-BUISSON

Installée dans la métaphore de l’expérience de l’engagement avec sa série L’Annonciation, Farzaneh installe de façon plus minimale son art dans une méditation sur le voile.
Elle présente elle-même sa série qui « offre une multitude de portraits de femmes. Des portraits d’où sont absents yeux, lèvres, joues, front. Cependant, l’absence de ce qui constitue le visage n’empêche pas le spectateur de ressentir l’expression qui se dégage de chaque portrait. Sans les voir, on devine pourtant une identité à ces personnages. Des femmes, des femmes voilées. Le voile qui cherche à rendre invisible la féminité est aussi celui qui met en valeur le visage. Celui qui souligne l’expression. Celui qui encadre la beauté, qui la fixe, qui la photographie. Cette ambigüité est pointée dans cette série de portraits : le voile encercle le visage, peu à peu, au fil de ces peintures, le voile emprisonne le visage et finit par l’étouffer. »

Dialoguer avec un maître : Alexandra Pozzo di Borgo PARIS

« Alexandra Pozzo di Borgo mène depuis plusieurs années une recherche intransigeante sur l’autoportrait. Nourrie de Rembrandt et de Vermeer, elle élabore des transpositions pour travailler sur la lumière et la matière picturale. De là s’opère un processus de réappropriation qui la conduit à des représentations de soi multiples et différenciées, qui la rapprochent aussi bien d’Arnulf Rainer que de Soutine …. »
Christiane Vollaire
Catalogue artistes d’ici et d’ailleurs L’œil vers l’Iran
On ne saurait mieux prévenir les visiteurs du onzième salon des arts semble-t-il, mais rien ne peut leur dire la force et la profondeur des œuvres qu’ils auront la chance d’admirer. On ne peut mieux allier création et respect d’un grand maître.

Figuration libre : Kubala TARN

La figuration libre me permet de peindre les histoires que je garde en moi, mais aussi transcrire les beautés, les expressions qui se cachent derrière les choses les plus simples.
Les gestes qui s’inscrivent affinent les contours de la mémoire et, en côtoyant l’abstrait, font ressortir les souvenirs des tréfonds du subconscient.
Est-ce l’héritage slave et bohème transmis par mes aïeux qui me procure cette sensibilité, cette nostalgie, cette rêverie tellement propice à mes errances picturales ?
En tout cas tel un promeneur sur un chemin d’artiste, j’interprète ce qui surgit de mon imaginaire. Je joue avec les formes et les harmonies, les compositions et les repentirs, les brumes et les contrastes, recherchant à saisir l’ineffable.

Francilienne et bourguignonne : Maryse Bohelay

Etudes aux Arts Appliqués puis aux Métiers d’Art de Paris

J’ai travaillé dans un cabinet d’architecte puis j’ai créé ma propre société et ce n’est que tardivement que j’ai abordé la peinture, après avoir vu peindre mon grand-père et mon père.

J’aime la couleur et admire les peintres qui savent (comme N. de Stael, par exemple) se situer sur la crête entre figuratif et abstrait ;

Je peins des paysages de Bourgogne, mais résidant le plus souvent à Paris, les quais de la Seine et les ponts sont chez moi des sujets dont je ne me lasse jamais.

Un Jérôme Bosch d’aujourd’hui : Erik STAAL

Né en 1972 à Aalborg, Danemark, Erik a fait des études d’Illustration
en Allemagne à la FHS Hambourg. Il s’est ensuite spécialisé dans la gravure taille douce à l’Atelier Torben Bo Halbirk à Paris.
Installé à Châtillon-sur-Loire depuis 2006 où, avec sa compagne Gabriela González Segura, il a créé un atelier de gravure et peinture « Atelier la Tourelle ».
Erik est cofondateur de l’association Arteria et est impliqué dans la vie culturelle locale du secteur. Il a fait des interventions en milieu scolaire, réalisé des peintures murales et des sculptures en plein air.
Ses techniques varient entre gravure taille douce, dessin à l’encre, crayon et acrylique
"La profusion constitue une caractéristique majeure du travail d’Erik Staal. Grouillement d’êtres, de formes et d’animaux, peut-être même d’animalcules, microscopiques ou télescopiques, d’atomes poilus ou d’angströms malins. Cette richesse graphique ne peut que profiter aux plus vifs et indépendants d’entre eux qui envahissent l’espace de la feuille"

Éric Dussert dans "La Main de Singe", apparue chez Éditions Compact